Je me suis longuement demander sur quoi j'allais écrire, ça fait tellement longtemps que l'inspiration n'est pas venu me rendre visite.
On pourrait presque croire qu'elle m'a manqué.
Dans le fond, je commence cet article sans savoir où je vais, j'irais là où mes
mots/maux me mèneront..
Je me dirige donc dans une direction inconnue, à voir si cela me plaira, si l'utilité de cette inspiration improvisée sera bénéfique.
Je pense encore et encore..
Mes doigts hésitent sur mon clavier . Mes pensées se brouillent.
J'me dis que je suis heureuse dans ma vie, j'ai, à peu de choses près, tout ce qu'il faut pour être heureuse, je vous en passe d'ailleurs la liste, totalement inutile.
Mais j'me suis rarement demandé si je rendais les gens heureuse.
Certes je suis heureuse, mais
eux, comment sont-ils
? Par certains moment égocentrique, je m'en fou royalement, je me dis que je n'ai pas besoin d'eux, à croire de vous
? Mais j'me trompe. Cette semaine je devais aller chez mon père, vous savez, à Vannes.
J'vais pas y aller.
Mais à votre avis, me suis-je posé la question de savoir si ça allait le blesser
? Aucunement. En ce moment même je regrette de ne pas y aller, mais sachant les conditions là bas, je ne veux pas y aller.
Je ne supporte plus ma belle-mère et ses explosions sentimentales à deux balles. Je fais bel et bien preuve d'égoïsme pur et simple.
J'veux pas y aller = J'y vais pas.
J'pense pas au bonheur de mon père quand il me verra, enfin, si il m'avait vu.
Mais quelle idée d'habiter aussi loin, c'est terriblement contraignant..
Pis j'ai G. là bas ..
J'sais pas..
Des promesses faites qui ne sont pas tenues.
J'ai le sentiment de ne pas satisfaire ceux qui m'entoure.
Mais ce n'est que passager, rassurez vous.
Dans mon ancien blog
*, j'étais réellement attaché au passé, dans le sens ou celui ci me contraignait..
Je le trainais comme un boulet.
Dorénavant j'essaye de faire avec, je fais ce que je peux, il y a certaines choses, plus ou moins douloureuses qui resterons gravées telle l'écriture sur une tombe, en moins morbide.
[ Quand on aime la vie, on aime le passé, parce que c'est le présent tel qu'il a survécu dans la mémoire humaine. - Marguerite Yourcenar ]
Je dois m'y faire, mon passé m'a construit, il a fait ce que je suis maintenant.
Malgré tout ce qui a pu se passer, c'est bel et bien moi.
J'vais pas épiloguer là dessus, j'aime pas m'plaindre.Il se fait tard, je ne dors toujours pas.
Je pense à lui, à vous, à eux, à ceux que je ne reverrai plus.
J'écoute cette chanson
* .
J'ai beau avoir des pensées plus ou moins tristes,
mes larmes resteront de marbres." J'écris pour pouvoir lire ce que je ne savais pas que j'allais écrire. "
[ Claude Roy ]